Le soleil arrose ce quatrième jour. La sensation de faim ne m'a pas encore pris à la gorge. J'espère avoir passé le plus dur.

Hier soir N. dînait d'une soupe de poireaux. J'ai failli craquer quand son parfum a chatouillé mes narines. Dans la casserole le thé MU a déjà refroidi. Je n'ai pas la plume bavarde ce matin-ci. L'an passé, à la même date ou presque, je notais:


Matin du quatrième jour. La nuit ni meilleure, ni pire qu'une autre. Peut-être un peu plus consciente, plus agitée.Dehors,comme hier, il semble faire très doux.Le chien dort dans un rayon de soleil.Un oiseau chante que je ne sais identifier. J'hésite entre paresser toute la journée et rester actif.

redoux -

derrière la haie de cyprès

passe une silhouette de femme