M'imaginai-je avant de me faire une petite place dans le cercle des haijins français, qu'il me faudrait très vite choisir un camp.
Ce forum-ci ou celui-là...ces êtres capables au nom du haiku étalon, de te décapiter illico ou de te dire que tu n'as pas ta place dans
le cortège des vrais haijins... ces apologues du très court et ces conservateurs du long...ceux qui se mangent la face par le cul et ceux qui ne se parlent plus que par mels insultants...et ces jalousies de l'ombre, ces attentes de reconnaissance, ces condescendances de la part des grands chefs...ces gens qui font ce qu'ils peuvent pour ouvrir une brèche, kukai, éditions, débats, et les autres qui rêvent de les descendre ou de les remplacer, voire de les éliminer...mais comment ai je pu, me dis-je entrer dans ce trou à rats?  par bonheur quelques silencieux travaillent non pas contre les autres mais à côté, parfois un peu dans l'ombre, pour dire quoi, que le haiku est un chemin vers un peu plus de grandeur d'âme,
un peu plus de sérénité et pourquoi pas de délivrance. Il est en effet fou de constater qu'un si petit poème puisse déclencher autant de guerres et d'inimitiés. Sur un certain blog, aujourd'hui, on vomit à petits coups de langue (de serpent) sur les haikus des autres, les non-haikus des autres, devrais je dire...est-ce à cet intégrisme de la pensée que je devrais me rallier sous prétexte qu'il vise d'écrire pur sang.

Eh bien non, je ne choisis ni ce camp, ni les autres, ah, si, peut-être le camp des anémones.

Phil