De passage dans la capitale...échanger quelques haikus...goûter au charme fou de la dérive urbaine...et rencontrer l'âme de mon hôte...

 

Phil

 

bar du TGV

le marathonien siffle

son maltose

 

l’église

au milieu du champ de colzas

son toit rouge

 

buffet de la gare

un antillais ivre m’offre

un expresso

 

métro châtelet

devant elle, écrit :

« une pépite pièce »

 

Beaubourg –

traité de gros con

par une âme errante

 

 

faux

le la de la cloche

place Frantz Lizt

 

feu rouge

une chanson italienne

sort de la camionnette bleue

 

rue Saint-Denis

j’échange un bonjour

avec une fille de la nuit

 

un vin du ventoux

pour nourrir les transes

des deux poètes

 

fin de journée

il compte les cafés

déjà bus

 

énorme

mais libre

sur son VTT

 

restau

vu le prix des plats

je ne prends que des pâtes

 

un an de sa vie

en 365 petits

carrés d’images

 

soirée arrosée

nous nous arrêtons

sur nos ressemblances

 

Paris

en tenues plus sobres

les puttes asiatiques

 

*

dimanche matin

du grand Marathon de Paris

je n’ai rien vu

 

ils courent en masse

Parc Monceau

les détritus s’amoncellent

 Phil