déjeûner en compagnie
des mouches d'automne


* En amont le petit-déjeûner, que j'écourte en déjeûner, pris seul à la table. Depuis le  temps que j'écris sur les mouches, malgré l'agacement qu'elles provoquent souvent, je les aime bien. Le distique ici s'est imposé. Je crois que c'est à cause de l'étrange kigo
(mouches d'automne) qui ne correspond à rien sinon au fait que j'ai constaté que les mouches d'octobre et de novembre sont plus collantes que les autres et aussi plus nerveuses. J'ai volontairement éloigner le je qui dirait, "je déjeûne" pour l'infinitif beaucoup plus percutant et universel à mon sens. La réussite, s'il y en a une, de ce distique, vient de la présence comme magique du mot compagnie. Sans doute ce mot a-t-il été utilisé par d'autres haijins pour parler d'autres insectes. Cela n'a pas d'importance !
Il suffit qu'au moment de l'écrire, je sois aussi pénétré de cette réalité qui fait que je n'ai pas envie de les tuer et que j'accepte
plutôt bien leurs présences par le partage de quelques miettes de pain.

Phil