Pour poursuivre sur les traductions de Swede par Daniel Py, je m'autorise à reproduire ici, le dernier message de Daniel Py sur son blog haicourtoujours. Afin bien sûr de le commenter ici puisqu'il m'est impossible de le faire sur son blog (je n'ai jamais compris comment m'y inscrire !).


« L’examen des huit règles classiques révèle donc qu’il n’y en a que cinq qui restent essentielles aujourd’hui :

1) Le haïku doit être bref (d’un seul souffle à la lecture)
2) Le haïku doit exprimer un sens d’étonnement (- d’émerveillement…) ou un aperçu transcendantal
3) Le haïku concerne un aspect de la nature (autre qu’humain)
4) Le haïku doit faire appel à des images sensorielles, pas à des généralisations
5) Le haïku doit s’écrire au présent.

   Rien n’est aussi catégorique par rapport aux trois autres règles. À la différence de ces cinq règles essentielles, leur présence ou leur absence ne crée ni ne détruit un haïku. Qu’elles soient ou non suivies dépend d’un choix personnel. »

G. Swede (trad. D.Py)

Comme je l'ai exprimé quant aux deux premières règles, je suis en accord avec les conclusions du britannique. Les règles quatre et cinq me semblent aussi irréfutables, même si comme Georges Swede on peut y adjoindre quelques cependant qui font les exceptions... La troisième m'interroge...Si par nature l'on entend paysages, monde animal et végétal compris, je ne comprends pas, sans faire pour autant du senryu, que l'humain soit mis à l'écart.

...(à suivre)