20 octobre 2009
chaise longue
Peut-être celui-ci a déjà été publié...tant pis...faut dire que je l'aime bien...peut-être que vous aussi...
chaise longue-
mes pieds aussi
ont vieilli
Phil
pluie
soir d'octobre -
il pleut tout ce que l'été
a tenu
Phil
19 octobre 2009
malgré la rime
matin d'automne
de ma colère
je ne sais que faire
Phil
17 octobre 2009
tatamis et takoyakis
premières lueurs -
sur le tatamis
le chat fait ses griffes
16/10/09
vent fou d'automne -
le stand du traiteur nippon
n'a plus d'oriflammes
*
tremblantes
les branches sèches
de l'acacia
*
s'envole la tente
de l'éditeur de mangas -
vent fou d'automne
*
au même atelier
de haiku
deux hommes à chapeau
*
de haikus
les deux jeunes soeurs
friandes
Phil le 17 10 09
13 octobre 2009
maison
maison silencieuse -
je cherche d'où vient
la musique
Phil
violette
la cueillir quel dommage !
ne pas la cueillir quel dommage !
ah ! la violette !
Naojo
De Naojo, il semble qu’on ne sache pas grand chose. Pas même l’anniversaire de sa naissance. Mes recherches sur le net ont été infructueuses. Quand on lance une recherche à partir de son nom dans plusieurs langues on tombe systématiquement sur ce même haïku.
A croire qu’il n’en a écrit qu’un . Si c’est le cas, qu’il dorme en paix, c’est à mon avis une merveille parmi les merveilles, comme la violette à laquelle il rend un singulier hommage.
L’hésitation du poète est touchante. On est en droit de se demander ce qu’il a finalement choisi de faire.
Je pense qu’après avoir rencontré la violette sur son chemin, Naojo, ni ne l’a cueilli, ni ne l’a pas cueilli. Mais alors ?
Je l’imagine avoir pris son petit écritoire et avoir aussitôt calligraphié son haïku.
Mais au fond peu importe ce qu’il a vraiment fait. L’important étant que depuis ce jour celui qui connaît le haiku de Naojo et les violettes se fait la même remarque. Impossible de choisir !
La laisser ou ne pas la laisser. La fleur n’est pas si rare ! Il n’y a pas vraiment de dommage pour l’espèce de la cueillir…c’est une attitude enfantine. L’autre consiste à se dire, cette vie minuscule et fragile, j’ajoute comme la nôtre, ne veut pas être tout de suite cueillie, qu’elle connaisse au moins son printemps.
Depuis que ce haïku existe, l’on ne peut plus préférer un rapport à la fleur plutôt que l’autre, même si l’on penche plutôt pour l’un que pour l’autre, car on ne peut plus se placer du côté du promeneur avide de sensation et de parfums, ni du côté de la violette qui voudrait (suppose-t-on) vivre. On entre dans un tout autre monde, je veux dire, une troisième réponse.
Abandonnant la dualité qui s’exprime dans le haïku par L1 et L2 (faire ou ne pas faire) on est conduit vers le mystère de L3 « ah la violette ! » Sa beauté, nous fait-il entendre, ne s’arrête pas à un choix. Elle est forcément plus grande que tous nos choix.
Je voudrais un instant revenir à l’expression quel dommage qui revient deux fois et qui marque bien le double regret de notre promeneur. Cependant, le vrai dommage ressenti par l’auteur me semble d’un autre ordre qu’un simple regret. C’est la beauté de la fleur le vrai dommage, si je peux m’exprimer ainsi. Oui, je prétends que la violette éveille, quitte à le secouer, le poète.Par sa contemplation peut-être foudroyante, il ne sait dire que Ah ! -On se souvient du ah matsushima (répété trois fois) de Basho, Basho qui reste sans voix devant la beauté de l’île aux pins , - Naojo nous fait part ici de son expérience poétique qui est selon moi, proprement spirituelle.
Je tiens ce haïku comme un des plus beaux de la littérature japonaise…rien de bien poétique dans l’expression, une répétition presque mot à mot de deux phrases et pourtant en trois lignes
un magnifique questionnement qui s’envole vers les réalités les plus hautes de notre condition, la contemplation d’une simple fleur.
Philippe Quinta
11 octobre 2009
c'est comme ça !
au bord du chemin
j'examine l'étron
de mon chien
Phil
âme
Bonsoir à tous
Je vous recommande le blog photographique de Gilles Brulet...http://noiretblancetpoesie.over-blog.com/
si ses images n'ont pas d'âme, dites moi lesquelles en ont...
Phil
deux d'automne
dimanche d'octobre -
la mante religieuse
prête à pondre
*
mas en ruines -
les cannes et le figuier
l'oazissent
Phil
09 octobre 2009
orage
nuit d'orage -
je me demande
où dort le chat
Phil