Petite oasis de fraîcheur au milieu d'un lourd mois d'août. Ce matin, une douce pluie me chatouille les tympans. Elle ne semble guère gêner les couvreurs du chantier d'en face, tous à leurs heures supplémentaires et à leurs coups de marteau. La météo n'annonce que de rares averses et une remontée des températures dans l'apres midi. De quoi satisfaire les villageois participant à leur second jour de fête votive.Je n'ai ni l'humeur à faire glisser mon ventre sur une rampe gonflée d'air et aspergée d'eau ni celle d'applaudir à de jeunes imbéciles courant derrière de pauvres vachettes affolées.

 

le torse nu

lançant sa boule dans la poussière

mon fils

 

tellement différent

de moi