Ce soir, dans la chapelle de Montbazin, les poètes de la revue Levant sont rassemblés autour d’une exposition de peinture . Un hommage au cercle. Le nom du peintre a disparu de ma mémoire. Un grand nombre de poèmes seront lus dans leurs langues et en français. Comme c’est souvent le cas, les poètes lisent aux poètes. Le retour du froid aura peut-être découragé les villageois.

Est-ce le bulgare
qui plait tant aux hommes
ou celle qui en fait lecture

Temenouchka !
elle vient, me dit-on
du pays des roses

d’un poète à l’autre
le micro change de hauteur
et de langue

le vieux poète
offre ses vers
à une beauté vivante

fin du récital –
pour chauffage
un peu de vin rouge

que fait-il le frêle haiku
au milieu de tous ces chants
de douleur

un an après
il m’appelle toujours
« mon frère »

longue table –
un poète devant
chaque assiette

à table
la poèsie
pour langue commune

le lapin
traversant la route de nuit
semble blanc

à suivre (soirée marocaine)