Avec mes élèves de grande section, nous sommes depuis une semaine (printemps des poètes oblige) sur la piste du haiku. Ils savent ce qu’est un kigo. En utilisent ou parfois en inventent.
Pour le corpus (comme l'a dit l’un d’entre eux) c’est plus difficile, faut passer par l’expérience sensorielle et le dessin. Demain nous traduirons nos représentations en de brefs tercets. (c'est à la suite de ce même texte)

En attendant, voici l’après midi de recherche tel que nous l’avons vécu dans un endroit enchanteur appelé source de l’Avy.

rares
les signes du printemps
sur ce sol sec

*

violette
ma narine
le confirme

*

la source seule
reflète
le printemps

*

chercher à deux
des choses
moins ordinaires

*

ils nomment tétards
toutes les bêtes
qui nagent

*

son haïku est là
au fond de l’épuisette
ruisselante

*

iris d’eau –
il me parle d’une grenouille
sauteuse

*

plus ça va
plus il jette de pierres
dans l’eau

*
pour faire un haïku
entre tant de joies
laquelle choisir ?

*

sur le papier
son gendarme devient
coccinelle

Phil