La soirée s’achève par un bon repas communal et l’excellent concert d’ »A bout de souffle ». Un registre comique de chansons françaises chantées à trois et à capella.

Avant de trouver le sommeil, mon esprit égraine les nombreuses manifestations d’amitié dont je fus l’heureux lauréat. En particulier celle de Minik Do, venu de très loin, en train puis en taxi, pour me serrer la pince.

 

Le lendemain sera plus serein. Après m’être essoufflé sur la finale France- Nouvelle Zélande à la télé, je prendrai le dernier repas avec Michèle et son petit fils. La femme du poète me fera don de la presque totalité des livres de Joël, que j’aurai soin, lui dis-je, d’exploiter en classe.

 

Je serai généreusement ramené au Mans par un ami de la famille. La lourdeur de ma valise à roulettes m’empêchera d’apprécier le vieux Mans à sa juste valeur. Je prendrai le train pour Paris en fin de journée.

 

En voici les traces si je puis dire…

 

 

Gare du Mans

deux sourds se disputent

par signes

 

*

 

sur les têtes des contrôleurs

plusieurs sortes

de casquettes

 

*

 

la nuit tombe

à l’horizon les éoliennes

clignotent

 

*

 

elle quitte un écran

pour un autre

la belle asiatique du train

 

*

 

timide

il ne fixe

que le reflet de ses yeux

 

*

 

 

une heure du mat’

le dernier tramway

crisse sous la pluie