Avant de poursuivre le haibun que je viens d'entamer sur la précédente page de ce blog, je tiens à noter les quelques haikus/senryus que mes trois journées ont produits. Peut-être certains d'entre eux, trouveront ils leur place dans la prose
que je me propose d'écrire comme un journal.

haijin québécoise
son verre d'eau fraiche
bu d'un trait

*

quatre azalées blanches
quatre intervenants
leur tournent le dos

*

sur le paper board
du festival de haiku
rien d'écrit

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dix ans de haiku -
pas encore senti
le parfum de la lune

*

ah, la belle serveuse
du restaurant Hallal
rue Dedieu

*

avant les voix
les premiers bruits de la maison
de pas et d'eau

*

matin d'octobre
derrière l'opéra
la rue sent l'urine

*

(à suivre)