Voici bientôt la fin du jour. Je reviens d'une courte balade en garrigue, espérant voir poindre au bord du chemin quantité de petites fleurs des champs. Mais non, il faut être patient, le mois de mars sèmera ses couleurs à temps. Marre des contre temps !

Sur le sentier, des ruisselets d'eau pure, m'accompagnaient ou m'obligeaient à élargir le pas. Un peu plus loin, devant une rigole façonnée, traversant le chemin, j'ai imaginé cette phrase : j'enjambe le passage à gai  et cela m'a plu.

Oui, j'aimerais être gai, non pas comme certains peuvent l'imaginer, mais serein et souriant, le coeur habile à la louange.

En attendant, je bois une énième tisane en regrettant mes verres de jus de raisin fermenté. Mon Dieu, que l'équilibre et la justesse sont choses
difficiles ! Mais nous y parviendrons.

Tiens, pas de haiku pour ouvrir ce texte  au silence ! Il ne m'en est venu aucun pendant la promenade. Pas la peine d'aller le chercher.