Matin du troisième jour. D'étranges rêves ont coloré ma nuit. Je me réveille et monte sur la balance. Quatre kilos de moins en trois jours. Pas de migraine mais des douleurs rénales, sans doute produites par le phénomène de détoxination. Devant moi, la journée semble un océan. C'est aujourd'hui, d'après les moyennes observées chez beaucoup de jeûneurs, que commence l'auto restauration. Le corps se mange en quelque sorte. Et comme il est par essence écolo, il mange d'abord le surplus. Surplus graisseux bien sûr, mais aussi surplus pathologique.

Je suis seul ce matin près du poêle. L'après midi passée avec A. (promenade en garrigue sous le soleil) m'invite à m'évader aujourd'hui. C. profitant de cette exceptionnelle douceur, m'amènera voir la mer en voiture.

Hors mis les rêves, une similitude de constats ce matin. La douceur du climat est aussi en partage. De jeunes bambous sortent de la terre et j'ai vu hier au pied des arbres sans feuilles, des bulbes en train de percer. De ces deux êtres que j'ai, qui m'ont, rayé(s) de leur carte, je me sens libre à présent. Le printemps est là pour tourner la page.

douceur d'hiver

dans un champ le chant

d'un bruan

Phil