Le soir tombe. S’il fait moins froid dehors, la maison reste humide. Feu et chien sont mes compagnons de l’instant. Je viens de réécouter le podcast de France-Culture sur l’anthologie de haiku : « du rouge aux lèvres » aux éditions de la table ronde. Les deux voix féminines magnifient les œuvres déjà remarquablement traduites. Le haiku va à la voix humaine. On gagnerait à le faire entendre plus souvent. Mais dans quelles mises en scène ?

A présent, Bill Evans vogue sur son piano avec ses acolithes au village vanguard.

Peuplant le crépuscule de mots et de musique, j’éloigne un peu ma faim.

Jeûne de fin d'hiver –

thés, thyms, tisanes

parfois de l’eau

Phil