Déjà la chaleur

Déjà la chaleur

Déjà la chaleur entre dans la maison. Un nouveau jour d'été, fait de chants d'oiseaux et de cris d'enfants, s'ouvre devant moi.
Mais un jour hélas, foisonnant de mouches. Bien sûr quelques unes sont mortes au contact de la pastille fleurie que ma femme a posée sur chaque vitre. D'autres, trop rares, ont fini leur vie dans la gueule du chien. Leur nombre a raison de leurs trop timides
tentatives d'extermination. Car ici, la mort des insectes, comme celle des hommes est un drame. On voudrait chasser sans tuer.
Les mouches l'ont compris. Il ne me reste plus qu'à les supporter. Accepter qu'elles me chatouillent quand je fais la sieste, qu'elles dansent sur mes tranches de saucisson, fassent leur toilettes sur la miche de pain, importunent le repos de mon chien et collent leurs excréments sur les murs et sur les plafonds.
Un jour pourtant, il me faudra réagir contre la tyrannie des non-violents. En attendant, je n'ai de cesse d'écrire sur la mouche. Ce blogue en est le témoin ainsi que le recueil édité par l'AFH qui comme chacun sait porte pour titre "comme nous la mouche".
Ainsi, il n'y a pour moi pas de jour de vacances sans mouches. En revanche, je n'ai pas encore vu voler de moustiques dans ma maison.
Si c'est pas une chance, ça !

petit déjeuner -
je le partage
avec des mouches

mouches

Anna

Phil